Filière bois au Congo : Vers une révolution du marché domestique
Après plusieurs mois d’enquêtes à travers le pays, les résultats de l’étude sur la chaîne de valeur du bois domestique ont été présentés le 2 avril 2026 à Brazzaville. Ce diagnostic sans précédent marque le début d’une transformation profonde d’un secteur autrefois dominé par l’informel. Des villes comme Dolisie, Ouesso, Pointe-Noire, Sibiti et Brazzaville n’ont pas été écartées.
Le 2 avril, la capitale congolaise a accueilli l’atelier final pour présenter les résultats de cette étude nationale sur la chaîne de valeur du bois domestique.
Sous l’égide du Ministère de l’Économie Forestière et de l’Association Technique Internationale des Bois Tropicaux (ATIBT-CONGO), cette rencontre a été déterminée par le soutien de l’Union Européenne et de l’expertise technique du Consortium FRMI-BCAF CONGO. Une boussole pour le projet ASP-MIB Cet état des lieux n’est pas qu’une simple compilation de chiffres ; il constitue la base du projet « Appui au Secteur Privé-Marché Intérieur du Bois » (ASP-MIB).
Selon Alain Tiotsop, Représentant de l’ATIBT-Congo et Chef de Projet, ces résultats vont aider à définir une stratégie efficace pour mieux orienter, organiser et structurer les actions futures. L’objectif est clair : sortir le marché domestique de la précarité et le guider vers une bonne gouvernance. Depuis le lancement du projet, l’équipe de l’ATIBT-Congo se consacre à mettre en valeur le savoir-faire des acteurs clés de cette chaîne : artisans, scientifiques, transporteurs et commerçants. « Nous avons réalisé une enquête approfondie dans cinq localités clés pour identifier les acteurs en place et les enjeux réels », affirment les experts du consortium. Un engagement politique fort pour la gestion durable Le gouvernement congolais, conscient de l’importance socio-économique du secteur, a réaffirmé son soutien total à cette initiative.
Au nom de la Ministre Rosalie Matondo, le Chef de Cabinet du Ministère de l’Économie Forestière a rappelé l’engagement du pays pour la gestion durable des forêts. Il a encouragé les participants à s’approprier ces travaux et à transformer durablement les pratiques locales.
Au-delà des statistiques : une transformation opérationnelle Le projet ASP-MIB représente un véritable changement. Le passage d’une exploitation informelle, souvent synonyme de gaspillage, vers une filière structurée est désormais en cours. Les retombées attendues pour le Congo sont nombreuses :
– **Transparence** : Une meilleure traçabilité du bois circulant sur le territoire.
– **Robustesse** : Un marché intérieur capable de répondre à la demande locale avec des produits de qualité.
– **Emploi** : La création et la sécurisation de postes dans les métiers de la transformation du bois.
En posant les bases de ce marché intérieur solide, le Congo progresse vers une étape décisive pour faire de sa richesse forestière un levier de développement économique durable et inclusif.

